Gaïa ou Gaéa ou Gè (Gr. Γαια, Γαιη, Γη; lat. Gaea, Terra, Tellus ) est la personnification de la Terre dans la cosmogonie d’Hésiode, elle est l’ancêtre maternel des races divines et des monstres. Chez les Latins on trouve l’équivalent en Terra Mater ou Tellus.
Sortie après Chaos et avant Eros, elle engendra d’abord, sans intervention d’élément mâle, Ouranos, le ciel couronné d’étoiles, « qu’elle rendit son égal en grandeur, afin qu’il la couvrît tout entière« , les hautes montagnes (Ourea) et Pontos, la mer stérile, aux flots harmonieux.
D’après le récit d’Hésiode, il semble bien que Gaïa, qui est une déesse aux traits bien définis, le principe d’où sont sorties toutes choses, ait été la grande divinité des Grecs primitifs. Comme les Egéens, comme les peuples de l’Asie, les Grecs ont dû sans doute adorer à l’origine la Terre-Mère, en qui ils voyaient la déesse-mère.
Gaïa « déesse à la large poitrine« , fut un temps la déesse suprême, dont la majesté s’imposait non seulement aux hommes, mais aux dieux mêmes.
On la représentait communément sous les traits d’une femme gigantesque.

Gaïa, Terre Mère

La journée de la Terre

C’est le 22 avril 1970 que la Journée de la Terre a été célébrée pour la première fois aux États-Unis. C’est Gaylord Nelson, un sénateur du Wisconsin, qui fut le premier à organiser une grande manifestation en faveur de l’environnement lors de cette date afin de réclamer des autorités américaines qu’elles prennent en compte les enjeux environnementaux dans leurs décisions.

C’est pour cette raison que la journée du 22 avril est désormais dédiée chaque année à commémorer cet événement et remettre en lumière les dommages infligés à la planète les petits gestes du quotidien que nous pouvons mettre en œuvre pour la préserver. Un an après la manifestation américaine, les Nations Unies ont inscrit cette date à leur calendrier.

Au fil des ans, cette initiative a pris chaque année un peu plus d’ampleur et est aujourd’hui considérée comme le plus grand mouvement environnemental participatif de la planète. C’est en 1990 que l’événement sera importé en France.

Nous, Réseau Français des Ecovillages, comme noté déjà dans d’autres articles de présentation de l’association, avons rejoint le G.E.N. (Global Ecovillages Network) fin 98 ; nous étions déjà plusieurs entités, proches des mouvements altermondialistes, acteurs sur le terrain et décidés à fédérer d’autres « camarades » autours de la protection de l’environnement et la création de lieux de vie collectifs, plus en adéquation avec nos fortes convictions de la nécessité de changer de paradigme ; c’est à cette époque que sont nés les premiers écolieux de France.

Ce 22 avril 2022 est une journée, internationalement dédiée aux engagements, citoyens comme politiques, en faveur non plus seulement de la protection de l’environnement mais bien de la reconstruction de ce dernier, bien mal en point…

C’est donc, je pense, l’occasion de rappeler ce qui s’est dit et fait, lors de la dernière COP de novembre 2021 :

« La 26e conférence des Parties, ou COP26, s’est tenue à Glasgow (Royaume-Uni), du 31 octobre au 13 novembre 2021, après avoir été reportée d’un an en raison de la crise sanitaire. Plus de 200 dirigeants mondiaux, ainsi que des dizaines de milliers de représentants de gouvernements, de villes, de régions et d’acteurs non étatiques (entreprises, investisseurs, ONG…) ont participé à ces deux semaines de négociations.

Cette conférence était particulièrement importante car, comme le rappelle le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié en août 2021, le monde n’est pas sur la bonne voie pour rester en dessous des 2 °C voire 1,5 °C de réchauffement global par rapport à l’ère préindustrielle, objectif à long terme de l’Accord de Paris.

La COP26 a abouti, le 13 novembre, à l’adoption du « Pacte de Glasgow pour le climat » permettant notamment de finaliser les règles d’application de l’Accord de Paris, mais restant en-deçà des ambitions initialement fixées.

Principales avancées

Finalisation de l’Accord de Paris

Six ans après son adoption, l’Accord de Paris est rendu pleinement opérationnel, par des règles robustes :

  • adoption de l’article 6, qui prévoit des mécanismes autorisant les Parties à échanger des réductions d’émissions afin d’atteindre leur CDN, sans double-comptage ;
  • adoption du cadre de transparence renforcée (article 13) : les Parties devront désormais rapporter leurs émissions de gaz à effet de serre de la manière la plus détaillée possible et de façon comparable.

Atténuation

Le Pacte de Glasgow pour le climat demande aux Parties de rehausser leur ambition dès 2022 dès lors que leur contribution déterminée au niveau national ne serait pas dans la trajectoire de l’Accord de Paris. L’ensemble des contributions nationales seront désormais transmises au secrétariat des Nations unies, et feront l’objet d’un rapport de synthèse annuel.

Adaptation

Un programme de travail 2022-2023 visant à la mise en œuvre de l’objectif mondial d’adaptation est créé. Les pays développés s’engagent à doubler la finance pour l’adaptation d’ici 2025 par rapport au niveau de 2019.

Biodiversité

La contribution des écosystèmes en tant que puits et réservoirs de gaz à effet de serre et l’importance de les protéger pour atteindre l’objectif des 1,5° sont ancrées dans les décisions. La France regrette néanmoins que les « solutions fondées sur la nature », qui permettent d’agir sur la lutte contre le changement climatique ou la gestion des risques naturels grâce aux écosystèmes, n’apparaissent pas dans le texte.

Énergies fossiles

Pour la première fois dans un document de la Convention climat, la réduction des énergies fossiles est mentionnée dans la déclaration finale. Néanmoins, la France regrette que le terme « disparition progressive » du charbon ait été remplacé in extremis par « diminution progressive ».

La France s’engage

Innovation

42 pays, dont la France, s’engagent à soutenir les Glasgow Breakthroughs (avancées de Glasgow), visant à rendre l’innovation et les technologies propres abordables pour les pays en développement d’ici 2030. Les cinq secteurs d’activité les plus émissifs sont concernés : électricité, acier, hydrogène, véhicules, agriculture.

Réseaux électriques verts

Le Royaume-Uni, l’Inde, la France, les États-Unis et l’Australie, en lien avec l’Alliance solaire internationale, lancent l’initiative Green Grids Initiaitve-One Sun One World One Grid afin d’accélérer les investissements et la coopération internationale pour les réseaux électriques verts.

Méthane

Plus de 100 pays rejoignent le Gobal Methane Pledge, lancé par les États-Unis et les pays de l’Union européenne en septembre 2021. Cet engagement mondial, qui vise à réduire les émissions de méthane (2e gaz à effet de serre, après le CO2) de 30 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2020, est le premier en la matière.

Forêts et utilisation des terres

Une centaine de chefs d’États et de gouvernements adoptent une déclaration sur les forêts et l’utilisation des terres. Les pays signataires, dont la France, s’engagent à stopper et inverser la déforestation et la dégradation des terres d’ici 2030. Un engagement financier collectif sur 2021-2025 de 12 milliards de dollars, le Global Forest Finance Pledge, est publié (1 Md pour l’UE, 800 M pour la France).

Parallèlement, 12 pays, dont la France, présentent un engagement pour la protection du bassin du Congo (2e forêt tropicale du monde) et annoncent un financement à hauteur de 1,5 milliard de dollars pour les 5 prochaines années.

Grande muraille verte

Les chefs d’État et de gouvernement de la Grande muraille verte réaffirment leur soutien à l’initiative lancée lors du One Planet Summit de janvier 2021. Près de la moitié des 19 milliards de dollars promis pour la construction de la Grande muraille verte ont déjà été engagés. De son côté, Jeff Bezos annonce un investissement supplémentaire d’un milliard de dollars.

Transition énergétique en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne annoncent le lancement d’un partenariat pour la transition énergétique juste en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud s’engage à décarboner sa production d’électricité (fermeture de toutes les centrales à charbon) et à investir dans la mobilité électrique et l’hydrogène, tandis que les cinq partenaires promettent un soutien financier de 8,5 milliards de dollars sur les 3 à 5 prochaines années.

Océan

L’initiative Because the Ocean (BTO), signée en 2015 à la COP21 par 23 pays, dont la France, lance sa troisième déclaration. Elle y réaffirme notamment que la protection de l’océan est indispensable à lutte contre le changement climatique et propose d’accélérer les efforts visant à supprimer les émissions de gaz à effet de serre issues du transport maritime international.

Finance climat

S’agissant de l’objectif des 100 milliards de dollars annuels pour les pays en développement, la France rehausse sa contribution à 7 milliards de dollars (6 Md€) par an, dont un tiers pour l’adaptation. Elle annonce également une contribution au Fonds pour les pays les moins avancés d’un montant de 20 millions d’euros.

Énergies fossiles

La France rejoint l’accord mettant fin aux financements à l’étranger de projets d’exploitation d’énergies fossiles d’ici fin 2022. Cette déclaration concerne à la fois l’aide publique française au développement bilatérale et les financements à l’export. Elle fait écho à la dynamique initiée par la France à travers la coalition internationale Export Finance for Future (E3F).

La France rejoint la coalition internationale Beyond Oil and Gas (BOGA). En créant une communauté internationale de pratiques, cette alliance aide les gouvernements à respecter leur engagement en faveur d’une élimination progressive de la production de pétrole et de gaz.

Corridors verts

La France signe la Clydebank Declaration visant à soutenir l’établissement de corridors verts (routes maritimes zéro émission) entre deux ports. Pour y parvenir, la déclaration s’appuie sur la collaboration internationale et la mise en place de partenariats entre les acteurs concernés : armateurs, ports, énergéticiens… L’objectif collectif des signataires est la mise en place d’au moins 6 corridors d’ici 2025.

Aviation

La France rejoint la nouvelle coalition sur l’ambition climatique de l’aviation internationale (International Aviation Climate Ambition Coalition) lancée le 10 novembre lors de la journée dédiée au transport, avec la signature d’une déclaration sur l’ambition climatique. Les signataires s’engagent notamment à promouvoir des mesures spécifiques pour réduire les émissions du secteur aérien (carburants durables, régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale, nouvelles technologies).

Infrastructures de recharge pour véhicules électriques

La France a également signé le 10 novembre, avec d’autres États, des villes, régions, entreprises, un call to action sur les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques. S’inscrivant dans l’ambition commune d’atteindre le 0 émission du transport routier, ce call to action doit inciter les acteurs à déployer ces infrastructures.

Sources = https://www.ecologie.gouv.fr/cop26 « 

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