Nombreux sont les « prêcheurs » qui essaient d’ouvrir nos consciences sur la situation catastrophique de notre Terre Mère ; grâce aux « capitaux » qu’ils ont pu recevoir ils informent une certaine population plus habituée à se préoccuper de la couleur de leur sac à main de marque que de l’incidence de leur mode de vie « bourgeois » … c’est très bien, tout est parfait …
Peu d’entre eux, cela dit, sont vraiment convaincants et en grattant un peu les informations sur leur parcours on s’aperçoit parfois que les mots ne sont pas toujours en adéquation avec les actes ni les intentions … « Faites ce que je dis mais ne regardez pas de trop prêt ce que je fais »

Alors, pour nous, écologistes/écologues sur le terrain depuis +de 40 ans, de réels « Maîtres à penser » nous en reconnaissons réellement peu. Nos articles précédents et notre chaîne YouTube expriment notre positionnement « éthique » clair à ce sujet : Point de compromis avec l’écologie globale qui englobe l’écologie de l’être, de l’âme … d’autant que l’étiquette « écologique » est parfois apposée sur n’importe quoi et n’importe qui, restons vigilants et usons de notre discernement.

Afin de clarifier le positionnement de notre association « Réseau Français des Ecovillages » et éviter toute ambiguïté ou amalgame avec d’autres mouvances « écologiques » proches de nos concepts, je vais donc présenter, dans cet article, ceux dont « la parole » raisonne clairement pour nous ; vous constaterez qu’ils sont peu nombreux, surtout en France, et nous le déplorons.

Nous vous rappelons que, à la création de notre réseau des écovillages sur le territoire français, nous avions rejoint le réseau international qui s’est créé à peu prêt à la même date en 1997, ce réseau s’appelle Global Ecovillage Network (G.E.N.). Nous partageons toujours sa philosophie de base et suivons, avec intérêt, et échangeons régulièrement avec Findhorn, Auroville, Damanhur, Guédé-Chantier ainsi que d’autres écovillages moins connus.

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Nous faisons régulièrement référence à ces oeuvres dans nos articles et publications sur Internet. Hubert REEVES personnifie totalement l’éthique et l’intégrité auxquelles nous croyons. De fait, personnellement, lorsque j’en ai l’occasion, j’aime à le lire ou l’écouter.

Son parcours est extraordinaire, c’est un Homme qui a réellement réalisé « de grandes choses » au niveau collectif. C’est un « scientifique » qui a su faire le lien « science/conscience ».

  • « Hubert Reeves, astrophysicien, est bien connu en France du fait de son succès remarquable en tant que vulgarisateur scientifique, notamment avec deux célèbres ouvrages qui ont établi sa réputation au cours des années 1980, à savoir Patience dans l’azur, en 1981, et Poussières d’étoiles, en 1984.
    C’est aussi un habitué des plateaux de télévision : on a pu le voir en compagnie d’André Brahic. Hubert Reeves est par ailleurs, avec Jean-Pierre Luminet, un des principaux intervenants du projet multimédia Du Big Bang au Vivant.
    C’est également un scientifique accompli, spécialiste de la nucléosynthèse stellaire et primordiale, à qui l’on doit des travaux importants sur l’origine des éléments légers. En analysant le contenu en hélium 3 du vent solaire à partir d’une expérience réalisée grâce à la mission Apollo, Hubert Reeves et le physicien suisse Johannes Geiss ont d’ailleurs, pour la première fois, donné une bonne estimation de l’abondance cosmologique du deutérium produit pendant le Big Bang. Cela a permis de conclure que la densité de matière était trop faible pour atteindre la densité critique associée à un univers clos.

    Hubert Reeves, l’astrophysicien
    Hubert Reeves est né à Montréal le 13 juillet 1932. Certains préféreront donc dire qu’il est d’origine québécoise plutôt que canadienne. Ayant étudié la physique aux universités de Montréal (Licence) en 1953 puis à l’université McGill (Master) en 1955, notamment avec l’auteur d’un célèbre traité d’électromagnétisme, J. D. Jackson, il a ensuite décroché un doctorat en astrophysique nucléaire à l’université Cornell, aux États-Unis. Son directeur de thèse n’était autre que le fameux Edwin Salpeter. Il aura également l’occasion de collaborer là-bas avec le prix Nobel de physique Hans Bethe. Il rencontrera par la suite bien d’autres luminaires de la physique et de l’astrophysique théorique comme Richard Feynman, le grand Yakov Zel’dovich ainsi que Freeman Dyson, dont il se sent proche de par sa personnalité.
    C’est ensuite en Europe que sa carrière va se poursuivre : tout d’abord à l’université Libre de Bruxelles, en 1964 (celle-là même où Brout et Englert développèrent, la même année, le fameux mécanisme de Brout-Englert-Higgs), puis en France, où il devint directeur de recherche au CNRS en 1965.

    L’engagement écologique d’Hubert Reeves
    Les préoccupations d’Hubert Reeves vont cependant bien au-delà du domaine scientifique puisqu’elles touchent à l’art, avec la musique, mais aussi à l’écologie. Il est ainsi membre de l’Institut québécois de la biodiversité (IQBIO) et président d’honneur (depuis mars 2015) de l’association Humanité et biodiversité (qui était la Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage avant 2012, et dont il était auparavant président depuis 2001). En 2003, il publiera d’ailleurs Mal de Terreun ouvrage faisant un bilan inquiétant de l’état de l’environnement terrestre.
    Il s’est vu attribuer plusieurs doctorats honoris causa ainsi que de nombreux prix. Citons notamment :
    – le prix de la Fondation de France (1982) ;
    – le prix de la Société française de physique (1985) ;
    – le prix Blaise Pascal, de la ville de Clermont-Ferrand (1988) ;
    – le Grand prix de la francophonie, décerné par l’Académie française (1989). »

    Textes extraits d’articles publiés sur le site Futura-science.com

Vous trouverez de nombreuses vidéos de lui car il a su, naturellement, faire partager sa « science » et sa sagesse.

Auditrice de France Culture, je vous suggère des liens avec ses derniers entretiens radiophoniques =

LE 16/04/2020

Hubert Reeves, la biodiversité au fond du jardin

LE 03/05/2020

Hubert-Reeves-pour-garder-la-planète-habitable-la-situation-est-grave-pas-désespérée

Merci à lui.

Autre personnage inspirant pour les « anciens » que nous sommes,

Wilhelm REICH

Wilhelm REICH

 Tu tiens tout entre tes mains, ta vie, celle de tes enfants, ton marteau et ton stéthoscope.
Tu hausses les épaules et tu me prends pour un utopiste, peut-être pour un « rouge ».
Tu me demandes quand ta vie sera agréable et sûre, petit homme.
Voici ma réponse :
Ta vie sera agréable et sûre lorsque la vie comptera plus à tes yeux que la sécurité, l’amour plus que l’argent, ta liberté plus que la « ligne du parti » ou l’opinion publique ; lorsque l’atmosphère de Beethoven ou de Bach sera l’atmosphère de ta vie…

Ecoute, petit homme ! (1948) Wilhelm Reich

Né en 1897, mort en 1957, élève apprécié de Freud dont il finira par se distancer, Wilhelm Reich est l’un des plus brillants et l’un des plus prometteurs psychanalystes de la génération des années 20. Ayant lui-même connu la misère, suite à la guerre de 1914 et à divers drames familiaux, il s’intéresse très tôt aux plus pauvres et s’engage activement dans les mouvements politiques, socialiste d’abord, communiste ensuite. Connu alors comme le principal théoricien du freudo-marxisme, il ne s’arrête pas là. Épris de liberté et déçu par l’évolution du socialisme russe, lui qui a dénoncé toutes les formes du fascisme et de la société autoritaire, grande pourvoyeuse de souffrances, dénonce aussi le « fascisme rouge ».

Médecin, psychanalyste, sociologue, homme politique, éducateur, chercheur, Reich nous offre une oeuvre vaste et complexe, toute entière au service de l’homme et de la vie.
Loin d’être un psychanalyste reclus dans son cabinet ou un penseur enfermé dans son « sanctuaire », Reich fut un homme de terrain et un homme d’action, un homme pour qui la recherche ne fut jamais séparée de l’engagement social, un homme épris de liberté.

Son oeuvre est dense et diverse, aussi est-il habituel de la diviser en trois périodes :

  • de 1919 à 1927, une période psychanalytique, durant laquelle il travaille étroitement aux côtés de Freud,
  • de 1928 à 1938, une période freudo-marxiste où, très engagé socialement, il tente une synthèse des apports de Freud et de Marx au sein de ce qu’il appelle l' »Economie sexuelle »,
  • de 1935 à 1957, une période orgonomique (« énergétique ») dans laquelle l’essentiel de ses travaux est consacré à une recherche approfondie sur le phénomène de la vie et sur l’énergie vitale qu’il nomme Orgone.


Cette division, pour schématique et arbitraire qu’elle soit, a le mérite de nous montrer, d’un coup d’oeil, l’évolution de Reich.

Après diverses péripéties en Europe, W. Reich développera aux USA sa théorie de l’Orgone, mettant en place des centres de soins. Il développe des machines supposées tirer profit de cette Energie Vitale présente partout.
En 1954, devant son refus de répondre à une citation en justice (parce qu’il estime qu’aucune cour ne peut juger de ses découvertes scientifiques) un juge prescrit la destruction des appareils et la destruction par le feu de la majeure partie de ses oeuvres, considérées comme « propagande » ou « textes publicitaires ». En automne il part quand meme pour l’Arizona où il réalise avec un ‘Cloudbuster’ l’operation OrOp-Desert. L’opération est télévisée ; les journaux confirment son succès : « Il pleut dans le désert!« .

Les dernières années de sa vie seront marquées par des procès.
Condamné à deux ans de détention, Reich est incarcéré le 12 mars 1957 en pénitencier fédéral. Il y mourra.

« ECOUTE, PETIT HOMME ! »

 » Préface de l’édition originale « écoute, petit homme ! » n’est pas un document scientifique mais un document humain. Il a été rédigé en été 1945 pour les archives de l’Orgone Institute et n’était pas destiné à être publié. Il est l’aboutissement de tempêtes et luttes intérieures d’un homme de science et d’un médecin qui a observé pendant des décennies, d’abord en spectateur naïf, puis avec étonnement et enfin avec horreur, ce que l’homme de la rue s’inflige à lui-même, comment il souffre et se révolte, comment il admire ses ennemis et assassine ses amis ; comment – au moment même où il accède au pouvoir en assumant la fonction de représentant du peuple – il abuse de sa puissance et la rend pire que celle dont auparavant il avait à souffrir de la part de certains sadiques des classes supérieures … « 

Cette oeuvre se trouve aisément en pdf sur internet et peut s’acheter dans différentes librairies.
Traduction Pierre Kamnitzer. Traduction française d’après le texte allemand (c) 1972 by Mary Boyd Higgins as Trustee of the Wilhelm Reich Infant Trust Fund. L’ouvrage a été également publié en anglais par Farrar, Straus and Giroux, sous le titre Listen, Little Man ! (c) 1948 by Mary Boyd Higgins as Trustee of the Wilhelm Reich Infant Trust.

Article rédigé par Marie-Line DUPUY
Co-présidente du Réseau Français des Ecovillages
Membre du Réseau International depuis 1998

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